CONSEILS
Préparer un grand voyage en mer ne s’improvise pas. Du choix du bateau aux équipements indispensables, en passant par la préparation technique et la sécurité, chaque détail compte. Nous accompagnons les navigateurs dans leurs projets avec des conseils avisés et une expertise éprouvée. Découvrez nos recommandations pour faire les bons choix et voguer en toute sérénité.

Pourquoi choisir un dériveur intégral pour la grande croisière ?
Bien choisir son voilier, c’est avant tout bien définir son programme
Au moment de choisir un voilier de grande croisière, tout candidat à l’achat s’interroge : Où vais-je naviguer ? Quel sera mon programme de navigation ? Serai-je confronté à des conditions météo très exigeantes ? Plutôt marinas ou mouillages sauvages ? Pour combien de temps ? Avec quel équipage ?
Ces questions orientent naturellement vers des choix architecturaux déterminants, dont le type de carène. Parmi les solutions possibles, le dériveur intégral se distingue par son adaptabilité et sa pertinence en grande croisière. C’est pourquoi Allures Yachting partage ici les atouts de cette configuration à travers ce focus technique.
Le dériveur intégral : un atout majeur pour la grande croisière
Très apprécié des navigateurs au long cours, le dériveur intégral conjugue trois avantages clés :
- Accès à des zones peu profondes : mouillages sauvages, hauts-fonds, échouage volontaire
- Sécurité renforcée : stabilité constante, comportement fiable même dérive relevée
- Confort et stabilité en mer : mouvements adoucis, gîte modérée, navigation sereine

Naviguer en toute liberté, quelles que soient les profondeurs
Le principal avantage du dériveur intégral, c’est la liberté de naviguer là où d’autres ne peuvent pas aller. Grâce à un tirant d’eau réduit, vous accédez à :
- des mouillages sauvages et abris isolés,
- des zones peu cartographiées (coraux, hauts-fonds, glaces),
- la possibilité de s’échouer volontairement pour une inspection technique.
Cette capacité à s’approcher au plus près des côtes — tout en conservant une architecture sécurisante et fiable — est un vrai différenciateur.

Stabilité et confort : une carène pensée pour la sérénité
Le dériveur intégral possède un centre de gravité plus élevé, compensé par un maître-bau généreux et un déplacement étudié. Résultat :
- mouvements adoucis,
- gîte modérée,
- confort en mer et au mouillage,
- comportement rassurant dans les vagues croisées.
Sur un Allures, la dérive en aluminium pleine n’ajoute pas de poids inutile. Sa stabilité reste constante, même dérive relevée ou absente, un argument fort en cas d’incident en mer.
Des performances constantes, sous toutes les allures
Contrairement aux idées reçues, un dériveur intégral bien conçu est performant :
- bonne remontée au près, grâce à un profil de dérive affiné,
- meilleure vitesse au portant dérive relevée, avec moins de traînée,
- meilleur équilibre de barre, idéal sous pilote automatique.
En conditions sévères, la possibilité de prendre la cape ou de se mettre en fuite dérive haute améliore considérablement la sécurité : le bateau peut glisser latéralement sans risquer le redouté “croche-pied” des quilles fixes.
En conclusion : le bon choix pour explorer autrement
Le dériveur intégral, tel que nous le concevons chez Allures Yachting, ouvre de nouveaux horizons aux navigateurs : zones inaccessibles, sécurité renforcée, confort de navigation et sérénité dans le gros temps.
C’est une solution technique plébiscitée par les marins exigeants — ceux qui voient le voyage au long cours comme une quête de liberté maîtrisée.
En savoir plus
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Pourquoi choisir un voilier en coque d'aluminium ? [Episode 1/5]
Voilier coque en aluminium : la sécurité avant tout
La raison principale du choix d’un voilier en aluminium pour réaliser une grande croisière, c’est assurément la sécurité. Longues traversées, lieux mal cartographiés, rencontres fortuites, conditions pouvant être difficiles, navigation dans les glaces, l’exigence de solidité d’un voilier se fait encore plus forte pour un programme de grande croisière. Et les qualités de robustesse de la coque aluminium rassurent à juste titre les prétendants au tour du monde.

Résistance aux chocs et protection renforcée
L’un des avantages majeurs d’une coque en aluminium réside dans sa capacité à résister aux impacts. La plus grande élasticité de l’aluminium permet en effet une déformation bien plus importante du matériau avant rupture. À l’inverse, les composites GRP sont plus rigides et donc moins flexibles : ils se déchirent ou se brisent plus soudainement en cas d’impact.

Sécurité renforcée face aux imprévus
Le voilier avec une coque aluminium assure donc une plus grande sécurité et davantage de sérénité face à la possibilité d’imprévus en mer. L’exemple récent des interactions avec des orques en Atlantique Nord est très parlant : les mouvements répétés sur le safran qu’elles génèrent sollicitent brutalement la coque. Le composite va mal absorber ces chocs et malheureusement se rompre ou se délaminer, occasionnant une voie d’eau. Sur un Allures, le tube de jaumière par lequel la mèche de safran traverse la coque est soudé à la coque en aluminium. Les risques de détérioration de la coque à cet endroit, du fait des orques, est quasi nul.
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Épaisseur des aluminiums dans la construction navale
Les aluminiums sont classés et nommés selon des séries, en fonction de leur constitution, de leurs caractéristiques et donc de leur usage recommandé :
- Les aluminiums de la série 1000, purs à plus de 99%, sont par exemple préférentiellement choisis pour l’électronique ou les emballages.
- La série 2000 (alliage d’alu et de cuivre) est très utilisée dans l’aéronautique.
- Les séries 5000 (alliage alu et manganèse) et 6000 (alliage alu, silicium et manganèse) sont utilisées dans le nautisme pour leur haute résistance mécanique, leur bonne soudabilité et leur très bonne résistance à la corrosion, essentielle dans le milieu marin.
Ainsi, chez Allures Yachting, les éléments de structure de nos monocoques en aluminium (membrures, lisses, fond, renforts) sont réalisés en alliage 6005, 6060 et 6082, très rigides, notamment en profilés. On les retrouve donc pour les profils extrudés ou les pièces usinées de la structure des voiliers.
Pour le bordé, la peau extérieure de la coque, le chantier utilise des alliages de la série 5000, d’une très grande ductilité, nécessaire pour le formage d’une coque sans bouchain, tout en étant d’une très grande résistance mécanique, même soudé.

Comprendre la résistance mécanique de l’aluminium
L’unité de mesure de la résistance mécanique des matériaux est le Mégapascal (MPa). 1 MPa représente la pression d’une force de 10 kg appliquée sur 1 cm². 250 MPa, c’est donc la pression de 250 tonnes sur 1 m².
Mais la résistance mécanique d’un matériau n’est pas un chiffre unique : c’est un ensemble de comportements observés quand on applique une force sur ce matériau. Parmi ces comportements, les deux repères fondamentaux sont la limite élastique (Re) et la résistance à la traction (Rm ou UTS). La première représente la limite jusqu’à laquelle le matériau revient à sa forme initiale, et au-delà de laquelle il reste déformé de façon permanente. La seconde définit l’effort maximum que le matériau peut endurer avant de casser. C’est donc la charge ultime, avant la rupture.
Comparaison résistance mécanique de l’aluminium et du composite
Extrêmement résistante, la coque aluminium d’un voilier est surtout ductile : elle se cabosse, se déforme, absorbe de l’énergie, laisse du temps et éventuellement de la “preuve” visuelle (bosses).
Le composite atteint bien plus vite une rupture plus franche de sa peau, avec fissure ou délamination, et un effondrement local du sandwich ; l’absorption d’énergie dépend de l’épaisseur des peaux et du cœur. Les composites GRP sont plus rigides et donc moins flexibles : ils se déchirent ou se brisent plus soudainement en cas d’impact.
Valeurs de résistance mécanique
Or pour une coque, on ne mesure pas la résistance par MPa seule, mais la capacité d’une tôle complète à encaisser un choc, ce qui dépend de l’épaisseur (mm), de la forme (cintrage) et de la présence de raidisseurs derrière (membrures, barrots, varangues).
Plus la tôle est épaisse, plus elle résiste au poinçonnement, plus elle dissipe l’énergie, plus elle plie sans se déchirer. Ainsi, une contrainte mécanique appliquée sur un voilier se répartit sur sa tôle, mais aussi sur sa structure. Et comme la coque est cintrée et raidie, cela multiplie encore sa résistance. En cas de choc violent, la coque aluminium d’un voilier se déforme plutôt que de se fissurer, offrant une sécurité maximale en grande croisière.
Sur les monocoques en aluminium Allures Yachting, selon les modèles, les épaisseurs sont de 8 à 10 mm pour les fonds et œuvres vives, 10 à 12 mm pour les renforts internes et 5 à 6 mm pour les œuvres mortes.
Avec une résistance à la traction de plus de 300 MPa, il faudrait appliquer plus de 300 tonnes sur 1 m² pour provoquer la rupture de la coque aluminium du bateau, soit le poids de 4 tours Eiffel !
Une coque aluminium bien pensée et bien construite reste légère
L’aluminium possède une densité de 2,7 g/cm³, bien inférieure à celle de l’acier (7,85) et légèrement supérieure à celle des composites (1,5–2). Mais à structure égale, les coques aluminium peuvent être plus légères que des coques GRP classiques, car elles n’ont pas besoin d’épaisseurs très importantes ni de renforts lourds pour obtenir une bonne solidité. Ce qui est encore plus vrai pour des unités de plus de 40 pieds.
Les voiliers Allures présentent en plus la particularité d’avoir, sur une robuste coque en aluminium, un pont en composite, solide et léger. Les voiliers de grande croisière Allures Yachting de 14 ou 16 m présentent ainsi un poids équivalent à celui d’unités de même taille en composite. Et avec des carènes en forme, dessinées par le grand architecte OIivier Racoupeau, ils assurent des performances élevées à leurs propriétaires.
Découvrez la vision de l'architecte en vidéo :
Recyclabilité
Outre sa robustesse, l’aluminium est un matériel durable et recyclable. L’aluminium utilisé par le chantier Allures Yachting est d’ailleurs fabriqué à 80 % à partir d’aluminium recyclé, lui-même entièrement recyclable. Bien entretenu, un voilier coque alu conserve ses propriétés mécaniques pendant plusieurs décennies et résiste parfaitement à la corrosion. Un avantage non négligeable pour les navigateurs soucieux de l’environnement.
Réparabilité partout dans le monde
Un autre atout majeur du voilier en coque aluminium est sa réparabilité. L’aluminium peut être réparé facilement, même dans des zones éloignées, sans équipement complexe.
N’importe quel bon soudeur compétent peut réaliser au moins une réparation temporaire, sans être un spécialiste naval. Et on trouve des soudeurs dans le monde entier ! Des « patchs » en alu, simples et étanches, peuvent être soudés partout, sans interrompre le voyage.
Réparer une coque en composite nécessite, au contraire, les compétences de vrais experts, des résines, des catalyseurs chimiques et des conditions de températures et d’humidité très strictes.

Coque aluminium : le choix de la sérénité
Opter pour un voilier coque alu, c’est choisir un compagnon de voyage sûr, durable et prêt à affronter tous les horizons. Grâce à sa remarquable résistance aux chocs, sa déformabilité sans rupture et sa réparabilité partout dans le monde, l’aluminium reste le matériau le plus fiable pour naviguer loin et longtemps.
Léger, robuste, recyclable et conçu pour durer plusieurs décennies, le voilier à coque aluminium offre une sérénité incomparable aux navigateurs exigeants.
C’est cette philosophie, centrée sur la sécurité et la performance, qui guide Allures Yachting depuis toujours : concevoir des voiliers en aluminium capables d’emmener leurs équipages en toute confiance vers les destinations les plus ambitieuses.
Découvrez l'épisode 2 : Bi-Safran et Dériveur Intégral : des choix techniques incontournables pour la grande croisière ?

Bi-safran et dériveur intégral : des choix techniques incontournables pour la grande croisière ? La vision d’Olivier Racoupeau [Episode 2/5]
À bord d’un voilier hauturier, chaque décision de conception compte. Cette vidéo pédagogique aborde deux éléments fondamentaux de l’ADN Allures :
- Le dériveur intégral, qui permet non seulement l’accès à des mouillages reculés, mais surtout d’esquiver certaines vagues en dérapant volontairement, évitant l’effet redouté de croche-pied provoqué par les quilles fixes.
- La configuration bi-safran, désormais largement adoptée sur les voiliers modernes, pour sa douceur de barre, son efficacité sous pilote automatique, et sa sécurité en cas de vent fort ou de départ au lof.
Ces choix, autrefois réservés à la course au large, sont intégrés de série sur les Allures, car ils répondent aux exigences concrètes de nos navigateurs : partir loin, longtemps, et en toute confiance.
Bonus
Cette vidéo fait partie d’une série de 5 épisodes pour mieux comprendre les partis pris techniques Allures.
Découvrez l'épisode 3 : Carène, stabilité, déplacement : quels sont les secrets d’un voilier confortable ?

Carène, stabilité, déplacement : quels sont les secrets d’un voilier confortable selon Olivier Racoupeau ? [Episode 3/5]
Concevoir un voilier pour la grande croisière, c’est viser plus qu’un simple équilibre technique : c’est garantir une qualité de vie en mer, sur la durée. Dans cette vidéo, Olivier Racoupeau détaille trois piliers fondamentaux de la philosophie Allures :
- Une carène optimisée : la longueur à la flottaison est étudiée pour maximiser la vitesse moyenne, tout en assurant une bonne stationnarité du bateau dans son allure. Pas besoin de relancer sans cesse : le bateau tient sa vitesse naturellement, même sous pilote automatique.
- Une stabilité sur-mesure : aujourd’hui, elle ne se joue plus uniquement sur le lest. Largeur à la flottaison, volume de superstructures, franc-bord… tout est calibré pour garantir à la fois la stabilité aux petits angles (confort en navigation) et la stabilité ultime (sécurité par gros temps).
- Un déplacement cohérent avec le programme : un voilier Allures est pensé dès le départ pour embarquer du matériel lourd (eau, gasoil, équipements, matériel d’exploration…). Résultat : un bateau stable, prévisible et confortable, même à pleine charge.
L’objectif ? Offrir à l’équipage la possibilité de continuer à vivre normalement en mer : cuisiner, dormir, partager des moments — sans être constamment sollicité par le bateau. Parce qu’un vrai voilier de grande croisière ne se juge pas à sa vitesse max, mais à sa régularité, à sa facilité, et à son confort dans la vraie vie du large.
L’objectif ? Offrir à l’équipage la possibilité de continuer à vivre normalement en mer
Bonus
Cette vidéo fait partie d’une série de 5 épisodes pour mieux comprendre les partis pris techniques Allures.
Découvrez l'épisode 4 : Plan de voilure : quels choix architecturaux pour plus d’efficacité en grande croisière ?

Plan de voilure : quels choix architecturaux pour plus d’efficacité en grande croisière ? La vision d’Olivier Racoupeau [Episode 4/5]
Un voilier bien pensé commence par un plan de voilure cohérent. Dans cet épisode, Olivier Racoupeau partage son approche pour concilier efficacité, équilibre et facilité d’usage :
- Surface de voile utile vs surface affichée : tous les mètres carrés ne se valent pas. La performance réelle repose sur la surface projetée, pas seulement sur le chiffre total. L’objectif : moins de toile, mais mieux utilisée.
- Évolution des gréements : exit les génois à fort recouvrement. Des barres de flèche angulées vers l’arrière, des cadènes écartées et un mât allégé permettent d’améliorer la stabilité, de réduire le tangage et d’adopter des voiles plus simples et efficaces.
- Continuité des transitions : pour garantir un bon comportement sous voile, les transitions entre génois, gennaker et trinquette sont travaillées finement pour éviter les « trous » de puissance entre les configurations.
- Réduction de l’usage des voiles à ris : en anticipant dès la conception les plages de fonctionnement optimales, il est possible de minimiser le recours aux voiles enroulables, prolongeant leur durée de vie et facilitant la navigation.
En somme, un bon plan de voilure, c’est moins de surface, mais plus de performance et surtout un voilier facile à vivre, même à deux. Une philosophie qui guide chaque Allures dès la table à dessin.
Bonus
Cette vidéo fait partie d’une série de 5 épisodes pour mieux comprendre les partis pris techniques Allures.
Découvrez l'épisode 5 : Pont composite sur coque aluminium : pourquoi ce mariage fait sens selon Olivier Racoupeau ?

Pont composite sur coque aluminium : pourquoi ce mariage fait sens selon Olivier Racoupeau ? [Episode 5/5]
Les vrais atouts d’un pont composite
Sur un voilier, le pont n’est jamais une zone d’impact : toute l’énergie potentielle est absorbée par la coque. Cela ouvre la voie à un matériau différent pour la partie supérieure — et c’est là que le composite montre tout son potentiel.
Pourquoi choisir un pont composite ?
- Isolation intégrée : la structure en sandwich offre une isolation thermique et phonique naturelle. Résultat : un confort immédiat, été comme hiver.
- Poids réduit : comparé à une construction tout aluminium, le gain de poids améliore les performances et facilite les manœuvres.
- Surface antidérapante durable : moulée dans la masse, sans surépaisseur ni collage, elle résiste mieux au temps et demande peu d’entretien.
- Design optimisé : le composite autorise des formes fluides et ergonomiques, pensées pour une circulation naturelle et une intégration harmonieuse des équipements.
- Volume utile accru : des coffres plus légers, plus grands et mieux isolés — un vrai atout pour le grand voyage.
Le choix des marins exigeants
Associer une coque en aluminium (robustesse, sécurité, réparabilité) à un pont composite (légèreté, isolation, esthétique) offre un équilibre idéal. Ce mariage des matériaux permet de conjuguer performance en mer et qualité de vie à bord, sans compromis.C’est un choix raisonné, fait pour ceux qui naviguent loin, longtemps, et dans des conditions variées.
Le conseil Allures
Pour un programme hauturier, la combinaison alu + composite est idéale : elle maximise la sécurité, le confort thermique et la fonctionnalité à bord. Ce duo est le reflet de notre philosophie : des voiliers solides, confortables et élégants, conçus pour explorer le monde en toute sérénité.
Bonus
Cette vidéo est la dernière d’une série de 5 épisodes pour mieux comprendre les partis pris techniques Allures.
Découvrez aussi : Pourquoi choisir un dériveur intégral pour la grande croisière ?

Aluminium & électrolyse : comprendre et prévenir la corrosion de votre voilier
Bateaux en aluminium : le choix de la robustesse
Trois fois plus léger que l’acier, l’aluminium est le matériau de la mobilité. Utilisé dans l’aéronautique, l’automobile, le ferroviaire ou le naval, il s’est imposé depuis plus de 50 ans comme la référence pour les coques de voiliers de grande croisière. Longévité, recyclabilité, résistance aux chocs et absence d’entretien en font un allié idéal pour les navigateurs au long cours.
Mais l’électrolyse, dans tout ça ?
Si vous mentionnez l’aluminium dans un port, il y a toujours quelqu’un pour s’inquiéter de l’électrolyse. Mais que cache vraiment ce mot ?
En réalité, le terme électrolyse est souvent employé à tort. Il recouvre deux phénomènes bien différents :
- La corrosion galvanique
- La corrosion électrolytique
Les comprendre, c’est déjà les prévenir.
Corrosion galvanique : une histoire de métaux
La corrosion galvanique résulte du contact de métaux différents immergés dans un même électrolyte, ici l’eau de mer. Un faible courant électrique circule, provoquant une attaque progressive des métaux les moins nobles.
La solution : les anodes sacrificielles.
Les anodes sacrificielles délivrent un courant de protection naturel qui s’oppose au courant de corrosion. Leur efficacité peut être mesurée précisément avec des outils adaptés.
Corrosion électrolytique : attention aux courants de fuite
La corrosion électrolytique est due à un courant électrique accidentel (courant de fuite), provenant du bord ou du quai. Ce courant additionnel accélère la corrosion au point de sortie à la mer, selon sa polarité.
La parade : la détection et neutralisation rapide des courants de fuite grâce à un contrôle régulier du système électrique.
Une expertise intégrée chez Allures Yachting
Chez Allures Yachting, nous allons bien au-delà des standards. Notre bureau d’études intègre des ingénieurs en électricité, qui veillent à ce que chaque voilier soit conçu pour rester à l’abri de ces phénomènes.
- Montage éléctrique rigoureux
- Installation et surveillance des anodes sacrificielles
- Contrôle périodique des courants de fuite
Conseil : changez vos anodes lorsqu'elles sont usées à plus de 50% pour garantir leur efficacité.
Anticiper pour naviguer l’esprit libre
L’électrolyse n’est pas une fatalité. C’est un phénomène bien compris, bien maîtrisé, à condition de respecter quelques règles simples et de rester vigilant. Un bateau bien conçu, bien entretenu, vous emmènera loin, longtemps, et en toute confiance.










